🕮 Le livre d'Ayla [saga bande dessinée]
aller au… tome 2
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Auteur : Séverine de la Croix & Violette Grabski
Éditeur : Delcourt
Date de parution : 6 mars 2024
Nombre de pages : 125
Genre littéraire : Fantasy historique
Public cible : Dès 11 ans
Format lu : BD papier (emprunt bibliothèque)
Note : 3/5 🔥
Lecture terminée le 7 août 2025.
Résumé de l'éditeur : "Je sais peu de choses sur mes parents. Ma tante Octavie les trahit juste après avoir assisté à ma naissance. Je suppose qu'elle vit l'esprit du cheval, mon totem, sortir du ventre de ma mère en même temps que moi, et que cela la terrorisa. Aussitôt, elle dénonça ma mère pour sorcellerie. Jeanne eut à peine le temps de s'enfuir avec moi dans ses bras. C'est ainsi que mon histoire commença..."
Pourquoi j'ai lu ce livre ?
Il s'agit une fois de plus d'une trouvaille faite au hasard de mon errance en bibliothèque. Comme mon fils dormait dans sa poussette et que le lieu était particulièrement calme, j’ai lu cette bande dessinée sur place, sans même l’emprunter, ravie de m’évader dans ce scénario teinté de fantasy historique, peuplé de créatures du petit peuple.
📚 De quoi ça parle ?
Nous découvrons ici l’histoire d’Ayla, une jeune fille née de l’union entre un Mogaï (un Elfe) et un humain. Confiée à une famille adoptive après la mort de sa mère, elle s’efforce tant bien que mal de dissimuler ses pouvoirs magiques dans un contexte de chasse aux sorcières, au XVIᵉ siècle. Elle devra pourtant fuir, afin de rejoindre, avec d'autres êtres magiques, la terre de Tilgivelse, un monde parallèle où ils pourront vivre en paix, loin des persécutions humaines.
✅ J’ai aimé :
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La délicatesse du dessin et la douceur des couleurs ;
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Un récit empreint de magie, à la fois féministe et écologique ;
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Un univers riche et bien construit.
❌ J’ai moins aimé :
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Il faut rester attentif pour ne pas perdre le fil de certains personnages !
🔎 Un petit aperçu :
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💭 Ce que j’en ai pensé :
Ce fut pour moi une excellente lecture, à tel point que je suis surprise de constater les avis plutôt mitigés sur des réseaux sociaux littéraires comme Babelio ou Livraddict. J’ai trouvé l’ensemble cohérent, tant sur le plan scénaristique que visuel.
Les thématiques abordées sont passionnantes : on revisite ici l’époque de la chasse aux sorcières, avec ces femmes savantes des plantes et des remèdes, ancrées dans le réel, tout en y mêlant un imaginaire de fantasy pure — fées, elfes, Petit Peuple... Ces derniers bénéficient d’un travail graphique remarquable : j’ai adoré la manière dont l’illustratrice les représente, à la fois fidèles aux archétypes et subtilement réinventés. Le résultat est visuellement marquant et très plaisant pour l’amatrice de fantasy que je suis.
Ayla, l’héroïne, est un personnage fort intéressant, fougueux et courageux. Métisse — née d’un Elfe et d’un humain —, elle incarne le pont perdu entre deux mondes. Son regard apporte une vraie nuance dans la manière dont les rapports entre humains et créatures magiques sont dépeints.
Un dernier point important : bien que présentée comme une bande dessinée "jeunesse", cette lecture me semble plutôt destinée à des adolescents, voire à de bons lecteurs préados. Le contenu est dense, avec pas mal de texte, et certaines pages se passent entièrement de phylactères pour offrir des paragraphes narratifs fournis.
📦 En bref :
En somme, cette bande dessinée m’a complètement embarquée, tant par la richesse de son univers que par la force de son propos. Une lecture immersive et intelligente, qui résonnera tout particulièrement chez les lecteurs et lectrices sensibles aux imaginaires engagés.
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aller au… tome 1
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Auteur : Séverine de la Croix & Violette Grabski
Éditeur : Delcourt
Date de parution : 26 février 2025
Nombre de pages : 120 pages
Genre littéraire : Fantasy
Public cible : À partir de 11 ans
Format lu : Papier (emprunt bibliothèque)
Note : 4/5 ⏳
Lecture terminée le 11 septembre 2025.
"2 novembre 1572. Autrefois envoyées sur Terre par Béatha pour protéger l'ensemble des êtres vivants, les créatures magiques la quittent désormais. Quant à Jade, elle a été capturée. Dans une taverne aux portes de Bordeaux, Ayla retrouve Hakan, son oncle, parjure banni par les siens. Il est temps pour lui de reprendre sa place, et pour Ayla de fusionner avec son totem."
Le premier tome de cette récente série de BD jeunesse m’avait vraiment plu, avec ses belles illustrations façon aquarelle et sa manière délicate d’aborder la sorcellerie et le petit peuple. J’étais impatiente de découvrir comment Ayla allait poursuivre son difficile chemin vers la découverte de son identité.
Dans ce nouveau tome, Ayla s’affirme et explore la part la plus profonde de sa magie. Sa route la mène sur les traces de son oncle Hakan, un sorcier déchu dont le bannissement cache un lourd secret. Entre révélations et dangers, elle devra aussi tout faire pour sauver sa famille de cœur.
- La continuité avec le premier tome, notamment dans la façon d’aborder la sorcellerie ;
- L’esthétique globale de l’univers, et plus encore celle des créatures issues des peuples magiques.
- Absolument rien, cette suite tient toutes ses promesses !
Quel bonheur de retrouver la suite des aventures d’Ayla dans ce second tome, particulièrement réussi.
La fracture entre le monde magique et le monde terrestre se creuse davantage, renforçant l’urgence pour Ayla de trouver une solution à cette coupure. Si elle échouait, la protection qu’assurent les créatures magiques aux humains — malgré la persécution que ces derniers leur infligent par superstition — disparaîtrait.
Dans sa quête, Ayla croise de nouveau des figures influentes, à la frontière entre les deux peuples, dont un personnage d’une grande sagesse. Elle comprend alors qu’elle doit, elle aussi, accepter pleinement sa nature magique en fusionnant enfin avec son animal totem. Parallèlement, elle s’efforce de reconstituer le puzzle de son passé familial, à la recherche de la vérité sur ses parents et sur les sorciers et sorcières qui, comme elle, font le lien entre les mondes.
Comme je le soulignais déjà dans ma chronique du premier tome, cette bande dessinée jeunesse se distingue par sa densité : thématiques, dialogues, réflexions — tout y est riche, parfois même exigeant pour un très jeune lectorat. Mais c’est aussi ce qui fait sa force. Ce second volume brille encore davantage par l’intelligence et la sagesse de son propos, qu’il s’agisse de bienveillance envers la nature ou de tolérance. Les illustrations, toujours somptueuses, sont sublimées par cette esthétique aquarellée qui confère à l’ensemble une identité forte, à rebours des codes très standardisés de la BD jeunesse fantasy actuelle.
En somme, ce second tome confirme Le Livre d’Ayla comme une série à part, ambitieuse tant sur le fond que sur la forme. Il me tarde d’en découvrir le dénouement !
Un second tome abouti, dans la parfaite continuité du premier, à la fois cohérent et captivant.