🕮 Almudena, le temps d'un été

Publié le par Ismérie

Almudena le temps d'un été Browstone avis critique chronique

Auteur : Samuel Teer & Mar Julia

Éditeur : Delcourt (coll. Waves)

Date de parution : 22 janvier 2025

Nombre de pages : 320 pages

Genre littéraire : Contemporain

Public cible : À partir de 15 ans

Format lu : Papier (emprunt bibliothèque)

Note : 1/5 ⏳

Lecture terminée le 6 septembre 2025.

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📖 Résumé de l’éditeur : 

"Almuneda a toujours vécu avec sa mère. Sa vie bascule lorsqu'elle apprend qu'elle doit passer un été chez son père qu'elle n'a jamais rencontré. Alors qu'elle pensait passer ses vacances dans l'ennui le plus total, la voici qui découvre avec stupeur que son père ne parle que très peu anglais. Un vrai challenge se présente alors à eux, car Almuneda, elle, ne connaît que quelques mots d'espagnol…"

💡 Pourquoi j’ai lu ce livre ?

On me l’avait recommandé comme un vrai coup de cœur. Curieuse de voir si j’allais ressentir la même chose, j’ai patienté quelques jours pour l’emprunter à la bibliothèque, tant il était prisé.

📚 De quoi ça parle ?

Nous suivons l’histoire d’Almudena, une adolescente née d’une brève relation entre sa mère, danseuse, et un homme guatémaltèque qu’elle n’a jamais rencontré. Sa surprise est totale lorsque sa mère part en tournée en Europe pendant trois mois, la laissant confiée à son père, qui, pour compliquer les choses, ne parle qu’espagnol — une langue qu’Almudena ne maîtrise pas du tout.

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✅ J’ai aimé :
  • Pas grand-chose pour dire vrai.
❌ J’ai moins aimé :
  • Un dessin assez pauvre ;
  • Des thématiques inclusives exploitées de façon artificielle ;
  • Des protagonistes adultes particulièrement insupportables.
🔎 Un petit aperçu…
🕮 Almudena, le temps d'un été
💭 Ce que j’en ai pensé :

Cette lecture a été pour moi une véritable déception, doublée d’un certain agacement. L’inclusivité n’excuse pas tout, et ici, nous avons clairement affaire à une foule d’adultes défaillants.

Tout d’abord, il y a ce père qu’Almudena ne connaît absolument pas et à qui elle est confiée brutalement, sa mère ignorant elle-même tout du contexte dans lequel sa fille va évoluer, trop pressée qu’elle est de partir courir les scènes européennes. La pauvre adolescente se retrouve donc complètement perdue, à la merci d’une culture qu’elle ne maîtrise pas, alors que tout le monde semble attendre d’elle qu’elle comprenne et s’adapte. Cela m’a profondément choquée. J’ai trouvé cette introduction particulièrement maladroite et frustrante, au point que, même si j’ai continué la lecture jusqu’au bout, les auteurs m’ont perdue à ce moment-là : ces comportements adultes ne sont à aucun moment questionnés.

Je déteste vraiment les œuvres jeunesse où ce sont les jeunes protagonistes qui doivent faire des efforts face aux erreurs ou aux négligences des adultes.

Ensuite, il y a ce père qui ne parle pas anglais, qui n’a jamais réellement cherché à rencontrer sa fille, mais qui prétend l’aimer profondément. J’ai trouvé trop facile de s’appuyer sur les thèmes de l’immigration, du racisme et de la pauvreté pour justifier ce comportement. Non, vraiment, je ne comprends pas pourquoi il n’a pas été possible de créer un semblant de relation entre eux. C’est proprement ridicule.

Enfin, il y a — sans trop en dévoiler — une histoire d’homophobie latente également excusée par les mêmes thématiques. Là encore, je dis non : quel message envoie-t-on aux jeunes lecteurs ?

Pour couronner le tout, le trait graphique ne rattrape rien. Les illustrations m’ont semblé brouillonnes et pauvres, manquant d’émotion, de détails et d’expressivité.

En résumé, je ressors de cette lecture plutôt irritée et frustrée.

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📦 En bref : 

Maladresses ou non, ce roman graphique ne m’a pas convaincue : ses thématiques, pourtant prometteuses, sont mal exploitées et l’ensemble reste très décevant.

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