🕮 L'hacienda aux papillons (saga bande dessinée)

Publié le par Ismérie

Acte 1 : L'exode ⫍
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Hacienda aux papillons

Auteurs : Charlotte Girard, Jean-Marie Omont & Clémence Collignon

Éditeur : Oxymore (coll. Métamorphoses)

Date de parution : 14 mai 2025

Nombre de pages : 72 pages

Genre littéraire : Pré-apocalyptique, science-fiction

Public cible : Dès 11 ans

Format lu : Papier (emprunt bibliothèque)

Note : 2/5 🌨️

Lecture terminée le 9 octobre 2025.

📖 Résumé de l’éditeur :

"2043, la rareté de l’eau bouleverse l’équilibre planétaire. Lupi, une jeune élève prodige de l’Opéra de Paris, est contrainte de fuir pour le Mexique, explorant ainsi ses racines, avec l’espoir inconscient de découvrir les raisons entourant la mystérieuse disparition de son père. Lupi réussira-t-elle à dépasser sa peur de l’inconnu et à se réinventer un avenir, même si incertain ?"

💡 Pourquoi j’ai lu ce livre ?

Comme beaucoup de lectrices et lecteurs qui se sont tournés vers cette BD — si j’en crois les commentaires sur Livraddict et ailleurs — c’est d’abord la beauté de la couverture, toute en ornements délicats, qui a attiré mon œil. Ensuite, le résumé a fait le reste et m’a donné envie de m’y attarder vraiment.

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📚 De quoi ça parle ?

L’histoire se déroule dans un futur très proche, où la France connaît une pénurie d’eau si sévère qu’elle laisse présager un effondrement à moyen terme. Lupi, qui vit à Paris, s’apprête pourtant à passer l’examen pour devenir petit rat de l’Opéra, parce que les rêves d’enfants ne se soucient jamais trop des catastrophes en cours. Sa mère, elle, voit venir la suite et prend une décision radicale : envoyer sa fille au Mexique, leur pays d’origine, dans une vaste hacienda familiale désertée depuis longtemps.

Une fois sur place, Lupi découvre une demeure chargée de secrets, presque vivante, qui attire autant les ombres du passé que les convoitises bien actuelles — en particulier celles de cartels qui rôdent autour du domaine. Entre héritage familial, menace extérieure et étrangetés quasiment fantastiques, Lupi se retrouve au cœur d’une histoire dans laquelle l’intime et le politique se percutent.

✅ J’ai aimé :
  • Le dessin et les couleurs, absolument somptueux ;
  • L’ambiance de pré-apocalypse vue à hauteur d’enfant, très bien rendue.
❌ J’ai moins aimé :
  • Un scénario trop introductif : j’ai refermé l’album sans être certaine d’avoir croisé, à un moment, les véritables enjeux de cette histoire.
🔎 Un petit aperçu…
🕮 L'hacienda aux papillons (saga bande dessinée)
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💭 Ce que j’en ai pensé :

L’Hacienda aux papillons, malgré sa beauté visuelle, m’a laissée plutôt perplexe. Le problème principal vient de l’absence presque déconcertante d’un fil narratif solide, quelque chose qui donnerait l’impression de comprendre à la fois ce qui se joue et ce qui pourrait advenir… ne serait-ce que pour créer un minimum d’attente pour la suite.

On entrevoit bien une thématique, celle d’un monde à bout de souffle où pollution et pénurie d’eau ont déjà commencé à faire basculer la société. Ce que j’ai trouvé réussi, cependant, c’est la manière dont tout cela est montré à hauteur d’enfant. Lupi n’a connu que cet univers dégradé. Elle voit les alertes, les restrictions, l’inquiétude ambiante, mais elle a aussi ses propres désirs — devenir danseuse, tenter sa chance à l’Opéra. Et cette tension entre la catastrophe qui couve et les rêves très concrets d’une gamine donne un petit vertige : que signifie vouloir grandir quand l’eau manque déjà ? C’est probablement l’aspect le plus intéressant de l’album.

Pour tout le reste, difficile de trancher. À mesure que je tournais les dernières pages, je me suis aperçue que je ne savais toujours pas vraiment de quoi parlait cette BD, au-delà du décor post-effondrement. Est-on dans le fantastique ? La parabole écologique ? Le drame familial ? Un peu de tout ? L’ensemble reste trop flou pour que l’on puisse se raccrocher à un véritable enjeu narratif. D’où cette sensation étrange d’avoir lu un très long prologue, beau, mais désespérément sans direction.

📦 En bref :

Une lecture étrange. Graphiquement, c’est un petit bijou, avec certaines planches qui restent en tête longtemps. Narrativement, en revanche, le flou domine : pas d’objectifs nets, pas de direction affirmée, une impression de grande promesse qui ne se concrétise jamais. On referme l’album en ayant eu le regard comblé, mais l’esprit un peu vide, sans trop savoir ce qu’on était censé y trouver.

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