🕮 She wasn't a guy [saga manga]

Publié le par Ismérie

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she wasn't a guy chronique avis tome 1

Auteur : Arai Sumiko

Éditeur : Mangetsu (coll. Life)

Date de parution : 26 juin 2024

Nombre de pages : 177 pages

Genre littéraire : Teenage movie contemporain

Public cible : Dès 15 ans

Format lu : Papier (emprunt bibliothèque)

Note : 3/5 ⏳

Lecture terminée le 21 novembre 2025.

📖 Résumé de l’éditeur :

"Aya, une jeune lycéenne populaire, tombe sous le charme d'un mystérieux disquaire. Leur passion commune pour le rock les rapproche de plus en plus... Mais derrière le masque du disquaire mystérieux et charismatique se cache en réalité Mitsuki, une camarade de classe d'Aya, d'habitude très discrète. Comment cet amour improbable va-t-il évoluer ? Aya va-t-elle accepter d'être tombée amoureuse... d'une fille ?!"

💡 Pourquoi j’ai lu ce livre ?

Je ne saurais plus dire précisément par qui j’ai entendu parler de ce titre, mais il a fini par croiser ma route. Lors d’une récente visite à la bibliothèque, je l’ai repéré sur une table « coup de cœur ». En le feuilletant, j’ai été immédiatement attirée par ses choix graphiques — sur lesquels je reviendrai plus loin — et cela a suffi à me convaincre de l’emprunter.

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📚 De quoi ça parle ?

Aya est une lycéenne belle, populaire, toujours bien entourée. Avec ses amies, elle incarne une certaine idée du « cool » : tendance, apprêtée, parfaitement intégrée. Mais comme tout le monde, Aya a sa chambre à soi. Et dans la sienne, à contre-courant des goûts de son entourage, résonne le rock. Nirvana, Oasis, Aerosmith… Cette musique la passionne, la transporte, et constitue un refuge qu’elle vit jusqu’ici de manière très intime.

Habituée à cultiver cette passion en solitaire, elle se rend régulièrement chez un disquaire qu’elle affectionne — parce qu’elle aime encore acheter des CD, à l’ancienne. C’est là qu’elle remarque un nouvel employé, mystérieux, masqué, capuche vissée sur la tête… et surtout, partageant son âge et ses goûts musicaux. Le coup de foudre est immédiat.

Mais très vite, le vernis se fissure : ce garçon énigmatique n’en est pas un. Derrière le masque se cache Mitsuki, une camarade de classe discrète, presque invisible, que Aya n’avait jusque-là jamais vraiment remarquée.

Jusqu’où cette supercherie pourra-t-elle durer ? Et que restera-t-il du crush lorsque les masques tomberont vraiment ?

✅ J’ai aimé :
  • La passion pour la musique, omniprésente et communicative, qui irrigue chaque page ;
  • Le choix graphique audacieux d’une colorisation déclinée en différents tons de vert, donnant à l’album une identité visuelle forte et immédiatement reconnaissable ;
  • Des personnages bien construits, crédibles et attachants, qui existent au-delà de leur simple rôle dans l’intrigue.
❌ J’ai moins aimé :
  • Une direction narrative parfois floue : romance, amitié, récit initiatique… le positionnement manque un peu de clarté et semble hésitant ;

  • Des dialogues qui peinent à suivre la beauté du dessin, avec une certaine lourdeur qui casse parfois le rythme

🔍 Un petit aperçu...

🕮 She wasn't a guy [saga manga]
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💭 Ce que j’en ai pensé : 

She wasn’t a guy m’a fait une grosse impression sur le plan graphique, avec ses choix audacieux, ses visages bourrés d’émotion et son esthétique un brin rock’n’roll. L’histoire entre Aya et Mitsuki, bien qu’un peu improbable, fonctionne finalement assez bien : on se prend au jeu de ce quiproquo savoureux, qui met en tension plusieurs dualités. Ce sont deux filles, certes, mais aussi deux adolescentes que tout oppose dans la hiérarchie scolaire. Ce décalage pousse aussi Mitsuki à regarder au-delà des apparences, car les clichés ne sont pas l’apanage des seules filles populaires. Et c’est précisément cette idée qui fait, selon moi, le sel de ce premier tome, qui met joliment en place une histoire plutôt légère, malgré les tourments qu’elle soulève.

La musique rock tient ici un rôle central. On passe beaucoup de temps à écouter, visualiser (concerts cultes, clips), décortiquer des paroles et des moments clés de carrière. D’ordinaire, les romans ou BD qui multiplient les références musicales me laissent très dubitative — encore plus quand ils vont jusqu’à proposer des playlists (coucou certaines romances françaises, où ça me fait toujours un peu l’effet inverse de celui recherché). Ici, en revanche, le rock est abordé comme quelque chose d’intemporel, viscéral, presque identitaire. On sent l’hommage à sa puissance mélodique et à son énergie brute. Résultat : on a surtout envie de s’en mettre plein les oreilles, comme le font les héroïnes.

Reste toutefois un gros point noir pour moi, qui m’a empêchée de pleinement apprécier ma lecture : les dialogues. Je les ai trouvés peu qualitatifs, souvent plats, et surtout saturés de points de suspension et de phrases qui s’évaporent dans le vide. Une fois, passe encore. Mais à répétition, c’est non. C’est d’autant plus frustrant que l’histoire est sympa et les choix graphiques vraiment forts. Si cet aspect ne s’améliore pas dans le tome suivant, je pense que je m’arrêterai là dans ma découverte de la série.

📦 En bref :

Une lecture à la fois plaisante et frustrante. L’univers et l’esthétique m’ont séduite, mais j’espère sincèrement que les dialogues gagneront en qualité au fil des volumes.

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