La brume l'emportera

Publié le par Ismérie

La brume l'emportera avis critique chronique

Auteur : Stéphane Arnier

Éditeur : Mnémos

Date de parution : 21 février 2024 

Nombre de pages : 368

Genre littéraire : Heroic fantasy

Public cible : Adultes

Format lu : EPUB (Achat Kindle)

Note : 3/5 🔥

Lecture terminée le 11 mai 2025.

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📝 Résumé de l'éditeur : "Dans un monde inexorablement englouti par une brume remontant du passé, Keb Gris-de-pierre, berger de son état, a tout perdu. Maramazoe, guerrière renommée du peuple des mers, est une paria. Autrefois ennemis, ils arpentent ensemble les sentiers de montagne et les crêtes escarpées à la recherche d’une échappatoire, mais également de réponses… Quel qu’en soit le prix. Narrant le destin poignant de deux héros que tout oppose, pris dans les ombres de leur passé et contraints de devoir sceller une alliance pour la survie de leur monde, La brume l’emportera captive de la première à la dernière page par sa voix singulière et son émotion vibrante."

🛋️ Pourquoi j'ai lu ce livre ?

Ce sont les bons avis sur la boutique en ligne de ma liseuse qui m'ont convaincu de me lancer. Malheureusement, le titre n'a pas été acheté par la bibliothèque que je fréquente, j'ai donc choisi de l'acquérir sur ma liseuse.

📚 De quoi ça parle ?

Un homme et une femme, appartenant chacun à deux peuples autrefois en guerre, vont s'allier afin de contrer un sort sous forme de brume, qui replonge peu à peu le monde dans le passé. 

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J’ai aimé

  • L'idée de départ est incroyable ; 

  • L'amitié grandissante ourlée de respect entre les deux personnages ;

  • Le sous-texte philosophique

J’ai moins aimé

  • Des longueurs bien présentes en milieu de récit qui nécessitent de s'accrocher.

💭 Ce que j’en ai pensé : 

Pour un premier roman publié, Stéphane Arnier tape globalement très fort. On a affaire ici à un récit tout en contemplation, une sorte d'errance à rythme lent typique d'une fantasy qui mise davantage sur la psychologie de ses personnages que sur l'action pure et dure. En effet, les rebondissements se font ténus, privilégiant des mystères trouvant leurs réponses progressivement au fil des pages. Je pense que pour cela d'ailleurs, ce roman ne plaira clairement pas à tous les amateurs de fantasy ; certains pourraient en effet s'ennuyer, surtout s'ils sont peu réceptifs au sous-texte. 

Car finalement, Maramazoe et Keb, nos deux protagonistes, symbolisent deux visions de la vie : la résilience et l'envie d'avancer pour la première, le regard sans cesse tourné vers le passé pour le second. Aussi, face à un sort tel que cette brume, leurs avis divergent grandement : la première pense qu'il est bien malvenu de manipuler le passé, le second ne verra pas de problème à y revenir. S'ensuit un dialogue au long cours, chacun tentant de convaincre l'autre avec ses armes. Il y a du coup un côté "philosophique" très présent, pas rébarbatif du tout, mais qui passe en quelque sorte au-dessus de l'aspect purement fantasy du récit. 

Pour une amatrice comme je le suis de la fantasy contemplative, j'ai malgré tout ressenti quelques longueurs, notamment en milieu de récit. Ainsi, il m'a été difficile pendant environ 20 % de ma lecture d'être véritablement dedans, parce que je m'ennuyais un peu. Je me dis, a posteriori, que ce livre aurait été plus pertinent, plus puissant dans un format de type novella comme le fait la collection Une heure-lumière. 

Néanmoins, il s'agit tout de même d'une très belle découverte ; les personnages m'ont émue, certaines situations m'ont profondément touchée aussi et l'idée de cette brume reste tout à fait inédite. Si la lenteur ne vous fait pas peur, il vaut le coup.

📦 En bref :

Une jolie lecture, certes imparfaite en termes de rythme, mais puissante dans la constance de son propos. C'était très cool, comme une parenthèse hors du temps (paradoxalement).

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