🕮 La chronique des Joyaux
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Auteur : Mélanie Dufresne
Éditeur : Autoédition
Date de parution : 2021
Nombre de pages : 264 pages
Genre littéraire : Fantasy romantique
Public cible : Adultes
Format lu : Numérique (emprunt Prime Reading)
Note : 3/5 🔥
Lecture terminée le 16 septembre 2025.
""Je suis une précieuse. La survie de mon joyau dépend de mon seigneur et de mon maître d'armes. Le premier est parti à la recherche du deuxième. Mais ce sera en vain si le joyau dépérit avant son retour..."
Jonas est loin de se douter de ce qui l'attend en arrivant au château Violet. Les Terres du Nord regorgent de joyaux et on les dit plus gros que n'importe où ailleurs. C'est exactement ce dont il a besoin pour monnayer la libération de sa famille.
Sabaya attend fébrilement le retour du seigneur du château. Les attaques de gargouilles se font de plus en plus fréquentes et elle doit unir ses forces à celles d'un maître d'armes compétent. Car si le château et ses habitants périssent, elle partagera leur sort, et le joyau aussi.
Jonas pourrait-il être celui dont Sabaya a besoin ? Déchirés entre devoir et désir, ils devront s'allier pour la survie du joyau. Car la nuit est noire et leurs ennemis s'amassent aux pieds des montagnes."
Depuis l’achat de ma liseuse Kindle l’année dernière, je jette régulièrement un œil curieux aux titres proposés en emprunt sur Prime Reading (puisque nous avons, avec mon conjoint, un compte Amazon Prime). Ce roman, bien noté et issu de l’autoédition, m’a intriguée. J’ai donc décidé de me laisser tenter — l’occasion parfaite de tester le service tout en découvrant une nouvelle plume.
Nous sommes plongés dans un univers de fantasy original, où chaque royaume des Terres du Nord porte le nom d’une couleur, en référence aux pierres précieuses qui abondent dans les cavernes sous la châtellenie. Ainsi se dresse le château Violet.
Chaque château est lié à un Précieux ou une Précieuse, des êtres magiques à l’apparence humaine, profondément connectés à la magie des pierres souterraines et protecteurs des lieux. À leurs côtés se tient un maître d’armes — un humain choisi pour sa force et son courage, et lié à cette magie afin d’assurer la défense militaire du château. Ensemble, ils forment un duo quasi invincible, garant de la paix et de la stabilité du royaume.
Au château Violet, la Précieuse Sabaya pleure la mort de son ancien maître d’armes, un homme âgé avec lequel elle ne s’était jamais véritablement liée. Faute de successeur, son souverain entreprend une campagne de recrutement dans les châtellenies voisines. Pendant ce temps, Sabaya et ses troupes doivent affronter des attaques de gargouilles de plus en plus violentes. Le danger grandit… et il faut trouver un nouveau maître d’armes, au plus vite.
- La qualité d’incarnation de Sabaya : son âge avancé se ressent à travers chaque interaction, et on perçoit combien elle est profondément liée aux habitants du château, qu’elle connaît depuis toujours ;
- L’idée de départ, franchement phénoménale.
- Quelques creux dans le rythme, qui font retomber la tension par moments ;
- Des scènes de bataille un peu longuettes, qui auraient gagné à être resserrées.
Ce premier tome de La Chronique des Joyaux s’est révélé être une excellente surprise, de celles qu’on ne voit pas venir. Pour tout dire, je l’ai lu en très peu de temps, complètement happée par un récit aux idées brillantes et aux personnages attachants.
L’écriture de Mélanie Dufresne n’a pas à rougir face à d’autres autrices confirmées du genre. Ses idées et son worldbuilding sont maîtrisés, solides, et suffisamment développés pour éviter toute frustration — on n’a jamais l’impression d’évoluer dans un cadre fantasy convenu servant simplement de décor à une romance.
L’âge presque antédiluvien de Sabaya est un véritable atout narratif. Cette femme d’apparence jeune a vécu et vu tant de choses : des rois, des maîtres d’armes, des naissances, des guerres, des deuils… Elle incarne une mélancolie touchante, faite de nostalgie mais aussi d’une volonté farouche d’aller de l’avant. Jonas, le protagoniste masculin, paraît parfois un peu effacé à ses côtés — le contraste déséquilibre certains chapitres — mais leurs échanges demeurent sincères et nuancés. Avant l’inévitable romance, c’est surtout la naissance d’une belle amitié, mature, respectueuse et délicatement sensuelle. Et ça fait du bien ! Car la romantasy contemporaine souffre souvent de personnages toxiques ou inconstants, là où ici règne une vraie justesse émotionnelle.
Quant à l’autoédition… disons simplement que ce roman prouve, une fois encore, qu’on peut y trouver des textes de grande qualité. Certes, tout n’est pas parfait, mais ses légers défauts n’ont rien à envier à ceux de nombreuses publications plus “officielles”. C’est un roman efficace, sincère et généreux — une très belle découverte.
Un très bon moment de lecture, à l’univers immersif et efficace, qui reste terriblement en tête, qu’on le veuille ou non. Vous avez dit… addictif ?
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Auteur : Mélanie Dufresne
Éditeur : Autoédition
Date de parution : 2022
Nombre de pages : 273 pages
Genre littéraire : Fantasy romantique
Public cible : Adultes
Format lu : Numérique (emprunt Prime Reading)
Note : 4/5 ☕
Lecture terminée le 18 septembre 2025.
""Je suis un précieux, mais j'ai échoué. Mon château est vide et mes terres se flétrissent. Il me faut un seigneur et un maître d'armes. Sinon, mon prochain sommeil sera le dernier."
Maelora est partie du château Violet où le titre de maître d'armes lui a été refusé. C'est l'achèvement d'une vie de discipline qui s'est envolé. Lorsqu’elle réalise que le château Carmin pourrait être la réponse à ses espoirs brisés, elle sera prête à tout pour connecter avec l'avatar du joyau.
Caysen a été trahi par les Hommes de sang, mais pour la survie du joyau, il doit repeupler son château. Les caravaniers qui accompagnent Maelora pourraient bien être la réponse à ses problèmes et lui permettre de donner un seigneur au château Carmin. Mais la confiance que la maîtresse d'armes lui réclame est bien au-dessus de ses forces.
À l'horizon, l'orage gronde. Le chevalier corrompu s'est détourné du château Violet et a jeté son dévolu sur les ressources du château Carmin, beaucoup plus vulnérable. Caysen et Maelora devront allier leurs forces pour protéger le joyau, car le danger guette bien plus que les terres avoisinantes. Maelora saura-t-elle percer les défenses du précieux sans les briser ?
Plongez dans l'univers de fantasy épique de la Chronique des Joyaux, avec ses châteaux grandioses et leurs habitants uniques, là où l'aventure rencontre l'amour."
Le premier tome m’ayant beaucoup plu, je n’ai pas hésité à enchaîner directement sur le second. Comme de nombreux événements et personnages se relient d’un tome à l’autre, j’étais impatiente de découvrir la suite de l’histoire… D’autant plus que cette fois, le Précieux est un homme et que le potentiel maître d’armes se révèle être… une femme !
Maelora fait face à un nouvel affront au château Violet. Bien qu’elle comprenne le lien évident entre Sabaya et Jonas, elle ne peut s’empêcher de considérer tous ces événements comme un échec dont elle serait la seule responsable. Aussi, lorsque Sabaya et son souverain lui demandent de partir enquêter sur le château Carmin — dont on n’a pas eu de nouvelles depuis de nombreuses années — elle se met en route, accompagnée des caravaniers du premier tome. Sur place, elle découvre un château abandonné, en proie aux Gargouilles, un Précieux apparemment perdu à la fois dans sa raison et dans son rôle… et elle entrevoit déjà le rôle que les caravaniers pourraient jouer dans le futur proche du château Carmin. Comment parviendra-t-elle à reprendre les rênes ?
- Maelora : un personnage féminin combattant admirablement réussi, alliant force et sensibilité ;
- L’intrigue autour du château Carmin et, par extension, des Terres du Nord, qui gagne en densité et en richesse.
- Certains combats un peu longs, qui ralentissent parfois le rythme ;
- Le Précieux, bien construit en termes de personnalité, mais dont certaines répétitions peuvent devenir légèrement fatigantes.
Ce second tome a pleinement été à la hauteur de mes attentes ! Après la très agréable surprise du premier volume, ce nouveau récit marque à la fois une rupture (on change de châtellenie) et une continuité (la formation d’un potentiel duo maître d’armes/Précieux est toujours au cœur de l’intrigue).
Petite différence notable : cette fois, le Précieux est un homme, et il ne va pas bien. Son royaume est tombé sous la cupidité d’un roi devenu dément, ses habitants se sont réfugiés en montagne, et il se retrouve seul dans ce grand château au bord de l’extinction. Car si la pierre et le Précieux génèrent la vie, ils s’en nourrissent aussi.
Le Précieux Caysen accueille Maelora et sa caravane avec une méfiance mêlée de joie, lui qui a été abîmé par de trop nombreuses expériences malheureuses. J’ai beaucoup apprécié cette inversion des clichés : la personnalité guerrière, stable et forte est celle d’une femme, qui excelle au combat et se révèle une meneuse de troupes hors pair. Mélanie Dufresne écrit Maelora avec beaucoup de délicatesse, jonglant parfaitement entre ses forces et ses faiblesses, sans en faire un surhomme ni la rendre invraisemblable. C’est suffisamment rare pour être souligné, quel que soit le média. La Maelora en retrait du premier tome prend ici toute la vedette et illumine ce second volume par sa construction réussie.
Parallèlement, l’autrice enrichit son univers avec brio : histoire et guerres récentes, peuples, magie… Nous découvrons davantage le fonctionnement des Terres du Nord, avec une cohérence admirable entre tous les éléments.
Comme pour le premier tome, quelques petites faiblesses subsistent, mais elles n’altèrent en rien le plaisir de lecture. Si vous appréciez la fantasy teintée de romantisme et que vous êtes ouverts à l’autoédition, La Chronique des joyaux mérite clairement d’être explorée.
Une suite réussie, fidèle à cette saga qui sait allier une fantasy riche et immersive à des émotions sincères et touchantes.
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Auteur : Mélanie Dufresne
Éditeur : Autoédition
Date de parution : 22 septembre 2022
Nombre de pages : 282 pages
Genre littéraire : Fantasy romantique
Public cible : Adultes
Format lu : Numérique (Prime Reading)
Note : 3/5 🔥
Lecture terminée le 9 décembre 2025.
"Je suis la plus ancienne précieuse du continent, mais l'apparente perfection du château Nacré ne résistera pas à la corruption qui marche vers nos murs. Brenlir a endossé avec fierté les fonctions de maître d'armes du plus imminent château des Terres du Nord. Mais il était loin de se douter du coût d'une telle ascension. Veuf et père de jeunes enfants, ses devoirs ont dû passer avant ses désirs. D'autant que ses sentiments pour la charmante précieuse sont une distraction qu'il ne peut pas se permettre. Dariane a tout ce qu'il faut pour que son joyau prospère. Sauf que sa relation avec son maître d'armes s'est envenimée avant même de prendre forme. Avec les nouvelles qui leur parviennent des autres châteaux, les temps à venir seront sombres, et sans un lien solide entre son maître d'armes et elle, la seule solution envisageable pourrait bien entraîner sa chute. Si le château Nacré succombe à la corruption, tous les joyaux suivront. Brenlir et Dariane arriveront-ils à se réconcilier avec le passé avant qu'il ne soit trop tard?"
Emprunté un peu au hasard sur la boutique Kindle Prime Reading, le premier tome avait été une bonne surprise : une romantasy inventive, portée par un système de magie à la fois original et élégant. Le deuxième, lui, avait frôlé le coup de cœur grâce à son héroïne guerrière, complexe, tiraillée entre devoir et sentiments. Autant dire que j’avais très envie de découvrir comment tout cela allait se conclure dans ce troisième et dernier volume !
Dans ce troisième volume, l’enjeu se déplace vers le Château Nacré, désormais menacé par les vestiges du Joyau Jaune. Sa Précieuse, Dariane, est une figure presque mythique : première de son espèce à être apparue, gardienne inflexible d’un système de règles qu’elle estime nécessaire pour maintenir l’ordre et la dignité de sa caste. Officiellement, elle incarne la sagesse et la maîtrise. Officieusement… la façade se fissure. Les attaques se multiplient, ses certitudes vacillent, et le royaume tout entier glisse lentement vers une déchéance qu’elle refuse de nommer.
À ses côtés se tient Brenlir, son maître d’armes, qu’elle connaît depuis l’enfance. Devenu un homme accompli, loyal, solide, il fait vaciller toutes les règles qu’elle s’est imposées. Entre eux, l’attirance est réelle, mais leur lien magique — pourtant crucial pour la défense du château — se fragilise à mesure que leur relation s’envenime. L’un doute, l’autre se ferme, et le danger extérieur profite de la moindre faille.
Comment protéger un royaume lorsque ceux qui en sont le cœur ne parviennent plus à battre à l’unisson ?
- Le choix d’un duo de protagonistes plus mûrs, déjà bien avancés dans la vie, ce qui offre une dynamique différente et assez rare en romantasy ;
- L’exploration approfondie du fonctionnement des Joyaux et de leurs liens avec les maîtres d’armes, toujours aussi fascinante ;
- La présence des Sylphes, qui apporte une réelle respiration mythologique et une atmosphère très réussie.
- La romance, que je n’ai pas trouvée assez incarnée pour ressentir un réel élan émotionnel ;
- Une fin un peu précipitée, qui aurait mérité quelques chapitres supplémentaires pour pleinement déployer ses enjeux.
Je suis contente d’avoir mené cette saga au bout — et de ne pas l’avoir laissée végéter dans une pile à lire fantôme dont je connais trop bien le destin. Petite victoire personnelle de lectrice disciplinée, et ça fait franchement du bien.
Concernant ce troisième volume… disons qu’il n’égale ni la réussite éclatante du second tome, ni la fraîcheur du premier, mais il m’a tout de même offert un vrai moment de lecture agréable. J’ai pris plaisir à retrouver le système de magie des Joyaux, toujours aussi captivant, incarné ici par Dariane. Personnage redouté, auréolé d’un prestige ancien, je m’attendais à découvrir une femme aux fêlures fines, à une figure de sagesse un peu cabossée. C’est finalement tout l’inverse : dès les premières pages, on devine surtout un masque de rigidité qui cache une forme d’immaturité et une incapacité à prendre la mesure des enjeux qui déferlent sur son royaume. Elle m’a honnêtement décontenancée. À l’arrivée, je serais bien en peine de dire si je l’apprécie ou non : elle oscille sans cesse entre une autorité tournée vers elle-même et des naïvetés qui m’ont un peu laissée perplexe.
Quant à Brenlir… difficile de passer après Maelora, clairement. Son dévouement presque béat pour Dariane manque parfois de nuances, et leur relation n’a jamais vraiment réussi à m’embarquer émotionnellement.
Au fond, ce n’est pas la romance qui porte ce tome, mais son atmosphère : plus posée, presque contemplative, tournée vers la durée, l’Histoire avec un grand H, les archives, les mécaniques anciennes du pouvoir. Tout le monde se connaît, rien n’est totalement neuf, et le lecteur devient plus observateur qu’acteur émotionnel. C’est intéressant, presque apaisant d’une certaine manière, mais pour une conclusion de trilogie, cela crée un léger décalage. Comme si l’élan romanesque puissant des tomes précédents s’était ici assagi, peut-être un peu trop.
Je n’ai pas été déçue au point d’en sortir frustrée — mais j’en ressors avec un sentiment mitigé, comme si cette fin choisissait de conclure en douceur là où j’attendais un souffle plus ample.
Une conclusion qui n’est pas ratée, loin de là, mais qui manque peut-être d’un petit supplément d’émotion pour égaler l’élan des premiers tomes. Malgré cela, la toute fin offre de très beaux sentiments et une note d’espoir touchante — exactement ce qu’il fallait pour refermer la trilogie avec douceur.